Le point lumineux, on a finalement réussi à l'attraper. Peut-être pas celui qu'on espérait. Peut-être pas le plus attractif, le plus difficile à avoir, mais on l'a eu. On a eu le meilleur pour nous. La meilleur chose qui pouvais nous arriver à cet instant. Le point lumineux a semblé nous effleurer, et nos frissons ont lâchés prise. Et tout c'est enchaîner. Point lumineux à point lumineux. Étape par étage, de palier en porte entrouverte; on a revit un peu comme les autres. Ce point nous est devenu indispensable. Ce point est devenu notre horizon. Ce point nous a redonné un but. Nos forces autrefois épuisées, se sont battues pour garder ce grain aux milles fées. On est remonté dans cette surface éclatante et tant convoitée et on a pu enfin devenir. Seulement, comme par évidence, comme par un mal enchantement, comme par une habitude dont on ne se fait pas, le point a commencé a s'éteindre. Blâme de notre histoire, le point a souffler un air chaud, faisant disparaître des frissons égarés. Le grain aux poupées imaginaires ne cesse de baisser son intensité. Peu à peu, on retrouve avec effroi notre pâturage désert. Peu à peu, l'espoir grandit dans les profondes et sombres algues de pâturages noyés, mais rétréci dans cette surface reflétée par de relaxantes agitations. Peu à peu, on se retrouve seul. Ce point, qui autrefois n'était pas l'unique dans ce géant puit aux milles voeux, devient l'absolu. Ce point, à présent, on ne veut que lui. Ce point, on en ait tombé amoureux. On a goûté au meilleur pour nous, et tout à coup la séduction d'alléchants inaccessibles, a un goût amer directement remonté des récifs poignants. On s'est retrouvé complètement alléchant à cette stabilité qu'on ne connaissait pas. On avait besoin du point, il est apparut. Nos SOS comblés, notre arc a reprit quelques ficelles d'argent, et le point consternant, nous laisse rebondir sur notre monde plat et terne de l'habitude dont on ne se fait plus. On avait trouvé le point, parmi tant d'autre. Et il est parti. On y a cru. Mais les pirates effrayés ne nous ont pas laissé de pourparler. On y a cru, l'espace d'un moment . Mais il semblerait que les rayons vers n'apparaissent qu'au coucher du soleil pour se lever dans un monde à l'envers où d'autres âmes perdues surveillent un horizon vide. Il semblerait, c'est un poisson aux nageoires saignantes, inconscient et bercé par ce rythme de Californie qui m'en a parlé. Alors restons au conditionnel. Sa parole importe peu.

